Communiqués de presse

L’association Opdivo et Yervoy à faible dose réduit le risque de progression de la maladie ou de décès de 42 % par rapport à la chimiothérapie dans le traitement de première intention du cancer du poumon chez les patients qui présentent un fardeau mutationnel tumoral (FMT) élevé.

Dans l’essai de phase III CheckMate-227, le taux de survie sans progression à un an était plus du triple avec le traitement d’association par rapport à la chimiothérapie (43 % p/r à 13 %) dans le traitement de première intention du cancer du poumon non à petites cellules chez les patients présentant un FMT élevé (≥ 10 mut/Mb).

Le taux de réponse globale avec le traitement d’association était près du double (45,3 %) du taux associé à la chimiothérapie (26,9 %); 68 % des patients ayant répondu au traitement présentaient toujours une réponse après un an (25 % avec la chimiothérapie).

Le taux d’effets indésirables de grade 3 ou 4 liés au traitement d’association par Opdivo et Yervoy à faible dose était de 31 %, par rapport à 36 % avec la chimiothérapie.

17/04/18

Bristol-Myers Squibb Company (NYSE : BMY) a annoncé aujourd’hui les premiers résultats de l’étude pivot de phase III CheckMate-227 évaluant l’association Opdivo (nivolumab) à 3 mg/kg et Yervoy à faible dose (ipilimumab, 1 mg/kg) dans le traitement de première intention du cancer du poumon non à petites cellules (CPNPC) avancé chez les patients présentant un fardeau mutationnel tumoral (FMT) élevé (≥ 10 mutations/mégabase [mut/Mb]). Dans l’étude, le traitement d’association a entraîné un bienfait supérieur relativement au critère d’évaluation coprimaire de survie sans progression (SSP) par rapport à la chimiothérapie (rapport des risques [RR] = 0,58 [IC à 97,5 % : 0,41-0,81]; p = 0,0002). Le bienfait sur le plan de la SSP a été observé indépendamment du degré d’expression de PD-L1 et de l’histologie de la tumeur (squameuse ou non squameuse). De plus, selon une analyse descriptive précoce, le traitement d’association a été associé à une survie globale encourageante par rapport à la chimiothérapie chez les patients présentant un FMT élevé, soit ≥ 10 mut/Mb (RR : 0.79; IC à 95 % : 0,56-1,10).

« CheckMate-227 est la première étude de phase III à démontrer l’important bienfait clinique découlant de l’association de deux agents immunothérapeutiques dans le traitement de première intention de patients atteints d’un CPNPC et présentant un FMT élevé, explique Matthew D. Hellmann, M.D., investigateur de l’étude et oncologue médical au Memorial Sloan

Kettering Cancer Center. Les résultats montrent que l’association nivolumab et ipilimumab administrée en première intention peut entraîner des réponses fréquentes, profondes et durables comparativement à la chimiothérapie chez les patients atteints d’un CPNPC dont le FMT est ≥ 10 mut/Mb. L’essai appuie également la raison d’être des analyses moléculaires pour la détermination des biomarqueurs potentiels chez les patients atteints d’un cancer du poumon. »

Ces données ont été présentées hier lors du programme de presse officiel de la réunion annuelle 2018 de l’American Association for Cancer Research (AACR), tenue à Chicago (résumé no CT077). Les résultats ont été dévoilés entre 11 h 35 et 11 h 55 (HAC) lors de la séance plénière sur les essais cliniques intitulée « Immunotherapy Combinations: The New Frontier in Lung Cancer » et ont été publiés simultanément dans le New England Journal of Medicine.

« Le cancer du poumon est une maladie hautement complexe, caractérisée par de nombreux sous-types, de sorte qu’il est de plus en plus important de définir une approche thérapeutique plus précise contre celle-ci, mentionne Sabine Maier, chef du développement, Cancers thoraciques, Bristol-Myers Squibb. Nous sommes ravis d’avoir fait avancer la science avec cette étude en établissant le FMT comme un biomarqueur important ayant permis de prédire quels patients atteints d’un cancer du poumon traités en première intention profiteraient d’un bienfait cliniquement significatif sur le plan de la survie sans progression grâce à une option permettant d’éviter la chimiothérapie, soit l’association Opdivo et Yervoy à faible dose. Ces résultats reflètent bien notre objectif, qui consiste à comprendre chaque type de patient grâce à nos capacités de pointe en recherche translationnelle. »

Les effets indésirables (EI) de grade 3 ou 4 liés au traitement d’association étaient les réactions cutanées (34 %), les événements endocriniens (23 %), gastro-intestinaux (18 %), hépatiques (15 %), pulmonaires (8 %) et rénaux (4 %) ainsi que les réactions d’hypersensibilité (4 %). Globalement, on a observé 1 % de décès liés au traitement dans le groupe recevant le traitement d’association et celui recevant la chimiothérapie.

Données additionnelles de l’étude CheckMate-227 présentées à la réunion 2018 de l’AACR

Les données additionnelles de l’étude CheckMate-227 présentées à la réunion 2018 de l’AACR comprennent des analyses de sous-groupes selon l’expression tumorale de PD-L1 chez les patients présentant un FMT ≥ 10 mut/Mb. Selon ces analyses, la SSP s’est améliorée de

manière significative avec le traitement d’association par rapport à la chimiothérapie chez les patients présentant un taux d’expression de PD-L1 ≥ 1 % (RR = 0,62; IC à 95 % : 0,44-0,88) et < 1 % (RR = 0,48; IC à 95 % : 0,27-0,85). L’association Opdivo et Yervoy à faible dose a également entraîné un bienfait accru par rapport à la chimiothérapie, quelle que soit l’histologie, soit squameuse (RR = 0,63; IC à 95 % : 0,39-1,04) ou non squameuse (RR = 0,55; IC à 95 % : 0,38-0,80).

Dans l’étude, la SSP a également été analysée en tant que critère d’évaluation secondaire relativement à Opdivo par rapport à la chimiothérapie chez les patients présentant un FMT ≥ 13 mut/Mb et un taux d’expression de PD-L1 ≥ 1 %. On n’a pas observé d’amélioration de la SSP avec Opdivo en monothérapie (RR : 0,95; IC à 97,5 % : 0,61-1,48; p = 0,7776).

À propos de l’étude CheckMate-227

CheckMate-227 est un essai ouvert de phase III évaluant divers schémas à base d’Opdivo par rapport à une bichimiothérapie à base de platine en première intention chez des patients atteints d’une forme avancée de cancer du poumon non à petites cellules (CPNPC) squameux ou non squameux. Ce programme comporte trois parties :

  • • Partie 1a : Association Opdivo et Yervoy à faible dose ou Opdivo en monothérapie par rapport à une chimiothérapie chez les patients dont les tumeurs expriment PD-L1
  • • Partie 1b : Association Opdivo et Yervoy à faible dose ou association Opdivo et chimiothérapie par rapport à la chimiothérapie seule chez les patients dont les tumeurs n’expriment pas PD-L1
  • • Partie 2 : Association Opdivo et chimiothérapie par rapport à la chimiothérapie seule chez une vaste population de patients, quels que soient le degré d’expression de PD-L1 ou le FMT

Il y a deux critères d’évaluation principaux (coprimaires) dans la partie 1 pour l’association Opdivo et Yervoy (par rapport à la chimiothérapie) : survie globale (SG) chez les patients dont les tumeurs expriment PD-L1 (expression de PD-L1 évaluée chez les patients inscrits à la partie 1a) et survie sans progression (SSP) chez les patients qui présentent un fardeau mutationnel tumoral (FMT) élevé (≥ 10 mut/Mb) dans tout le spectre d’expression de PD-L1

(évaluée chez les patients inscrits aux parties 1a et 1b). Le critère d’évaluation principal dans la partie 2 est la SG.

Les critères d’évaluation secondaires dans les populations de patients sélectionnées en fonction du FMT ont été analysés de manière hiérarchique : SSP avec Opdivo en monothérapie par rapport à la chimiothérapie chez les patients présentant un FMT ≥ 13 mut/Mb et un taux d’expression de PD-LI ≥ 1 %, et SG avec l’association Opdivo et Yervoy par rapport à la chimiothérapie chez les patients présentant un FMT ≥ 10 mut/Mb. En se basant sur cette hiérarchie statistique, l’analyse de la SG chez les patients présentant un FMT ≥ 10 mut/Mb et traités par l’association Opdivo et Yervoy par rapport à la chimiothérapie était une analyse descriptive.

Dans la partie 1 de cette étude, les patients ont été répartis aléatoirement selon un rapport de 1:1:1 pour recevoir soit Opdivo à 3 mg/kg toutes les deux semaines plus Yervoy à faible dose (1 mg/kg) toutes les six semaines, soit une bichimiothérapie à base de platine fondée sur l’histologie toutes les trois semaines pendant un maximum de quatre cycles, soit Opdivo à 240 mg toutes les deux semaines (partie 1a) ou Opdivo à 360 mg plus une bichimiothérapie à base de platine fondée sur l’histologie toutes les trois semaines pendant un maximum de quatre cycles, suivis d’Opdivo en monothérapie (partie 1b).

Parmi tous les patients répartis aléatoirement dans la partie 1 (N = 1 739), 1 004 patients (58 %) étaient évaluables pour le FMT. Chez l’ensemble des patients évaluables pour le FMT, 444 patients (44 %) présentaient un FMT ≥ 10 mut/Mb, y compris 139 patients répartis aléatoirement pour recevoir l’association Opdivo et Yervoy et 160 patients répartis aléatoirement pour recevoir la chimiothérapie. Dans l’essai, le FMT a été évalué au moyen de l’épreuve validée FoundationOne CDx.

À propos du fardeau mutationnel tumoral (FMT)

Au fil du temps, des mutations s’additionnent dans les cellules tumorales; de telles mutations ne sont pas observées dans les cellules normales. Le fardeau mutationnel tumoral, ou FMT, est un biomarqueur quantitatif qui reflète le nombre total de mutations survenues dans les cellules tumorales. Les cellules tumorales présentant un FMT élevé ont des taux plus élevés de néoantigènes; on croit que les néoantigènes aident le système immunitaire à reconnaître les tumeurs, stimulent la production de lymphocytes T antitumoraux et accroissent la réponse

antitumorale. Le FMT est un type de biomarqueur qui peut aider à prédire la probabilité qu’un patient réponde aux immunothérapies.

Bristol-Myers Squibb et l’immuno-oncologie : faire avancer la recherche en oncologie

Chez Bristol-Myers Squibb, les patients sont au coeur de tout ce que nous faisons. Notre vision de l’avenir en ce qui concerne le traitement du cancer est axée sur la recherche et la mise au point d’agents immuno-oncologiques révolutionnaires qui sont destinés au traitement des cancers difficiles à traiter et qui pourraient améliorer les résultats chez les patients touchés.

Nous améliorons la compréhension scientifique de l’immuno-oncologie grâce à notre gamme complète de produits expérimentaux et approuvés. Notre programme de développement clinique distinctif porte sur de vastes populations de patients, plus de 50 types de cancer et 24 molécules au stade clinique de développement ciblant différentes voies du système immunitaire. Notre grande expertise et nos méthodologies d’essais cliniques novatrices nous placent dans une position de choix pour faire avancer les schémas immuno-oncologiques d’association et les traitements associant immuno-oncologie et chimiothérapie, traitements ciblés ou radiothérapie contre de multiples tumeurs, et ce, afin d’éventuellement offrir la prochaine génération de traitements le plus rapidement possible. Grâce à nos capacités translationnelles d’avant-garde, nous sommes des pionniers de la recherche en biologie immunitaire et nous découvrons un certain nombre de biomarqueurs potentiellement prédictifs, comme PD-L1, FMT, IM-E/ASRMa et LAG-3, faisant avancer la médecine de précision au profit d’un plus grand nombre de patients atteints de cancer.

Nous comprenons que, pour concrétiser la promesse des traitements immuno-oncologiques pour les nombreux patients qui pourraient en profiter, il nous faut non seulement faire preuve d’innovation, mais aussi collaborer étroitement avec les plus grands experts du milieu. Nous travaillons en partenariat avec les universités, les gouvernements, les groupes de défense des intérêts des patients et les entreprises biotechnologiques dans le but d’atteindre notre objectif commun, soit d’offrir de nouvelles options thérapeutiques qui feront évoluer les normes de pratique clinique.

À propos d’Opdivo

Opdivo, un inhibiteur du point de contrôle immunitaire PD-1 (mort cellulaire programmée 1), est conçu pour exploiter le système immunitaire de l’organisme de façon unique pour rétablir la réponse immunitaire antitumorale. Puisqu’il met à profit le système immunitaire pour combattre le cancer, Opdivo est devenu une option thérapeutique importante contre divers cancers.

Le programme mondial de développement d’Opdivo, une initiative d’avant-garde reposant sur l’expertise scientifique de Bristol-Myers Squibb dans le domaine de l’immuno-oncologie, comprend un vaste ensemble d’essais cliniques de toutes les phases, y compris de phase III, qui portent sur divers types de tumeurs. À ce jour, plus de 25 000 patients ont pris part au programme de mise au point clinique d’Opdivo. Les essais menés sur Opdivo ont contribué à mieux comprendre le rôle potentiel des biomarqueurs dans les soins offerts aux patients et, en particulier, la façon dont ceux-ci pourraient bénéficier d’Opdivo tout au long du continuum de l’expression de la protéine PD-L1.

En juillet 2014, Opdivo est devenu le premier inhibiteur du point de contrôle immunitaire PD-1 au monde à recevoir l’approbation des autorités de réglementation. Opdivo est actuellement approuvé dans plus de 60 pays, y compris les États-Unis, les pays de l’Union européenne et le Japon. En octobre 2015, le schéma Opdivo et Yervoy a été la première association d’agents immuno-oncologiques à recevoir une autorisation des organismes de réglementation pour le traitement du mélanome métastatique. Ce traitement est actuellement approuvé dans plus de 50 pays, y compris les États-Unis et les pays de l’Union européenne.

À propos de Bristol-Myers Squibb

Bristol-Myers Squibb est une compagnie pharmaceutique d’envergure mondiale dont la mission est de découvrir, de mettre au point et de fournir des médicaments novateurs qui aident les patients à vaincre des maladies graves. Pour de plus amples renseignements sur Bristol-Myers Squibb, visitez le site BMS.ca.

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