Communiqués de presse

LA SEULE ASSOCIATION IMMUNO-ONCOLOGIQUE APPROUVÉE PAR SANTÉ CANADA DANS LE TRAITEMENT DE PREMIÈRE INTENTION DE L'ADÉNOCARCINOME RÉNAL AU STADE AVANCÉ OU MÉTASTATIQUE

L’association OPDIVOMD (nivolumab) et YERVOYMD (ipilimumab) est le premier et l’unique traitement procurant une survie globale (SG) significativement supérieure à celle du traitement standard actuel chez les patients atteints d’adénocarcinome rénal au stade avancé ou métastatique présentant un risque intermédiaire ou élevé1

 

09/07/18

MONTRÉAL (QUÉBEC) – La Société Bristol-Myers Squibb Canada (BMS) a annoncé aujourd’hui que l’association immuno-oncologique (I-O) OPDIVO (nivolumab) à 3 mg/kg + YERVOY (ipilimumab) à 1 mg/kg pour perfusion intraveineuse a été approuvée par Santé Canada dans le traitement de l’adénocarcinome rénal au stade avancé ou métastatique chez les patients adultes présentant un risque intermédiaire ou élevé[1]. L’immuno-oncologie représente la nouvelle approche anticancéreuse la plus prometteuse depuis l’avènement des premières chimiothérapies[2]. Selon le consensus du Canadian Kidney Cancer Forum mis à jour en 2017, les traitements I-O amélioreront les perspectives de traitement de l’adénocarcinome rénal[3]. Contrairement aux traitements oncologiques classiques qui ciblent directement la tumeur, l’immuno-oncologie permet d’activer le système immunitaire de l’organisme pour l’aider à reconnaître les cellules cancéreuses et à les attaquer[4].

 

 « L’incidence de l’adénocarcinome rénal a augmenté de manière constante au cours de la dernière décennie et de nombreux patients continuent de succomber à cette maladie, explique le Dr Daniel Heng, oncologue médical au Tom Baker Cancer Center et professeur de clinique à la Cumming School of Medicine de l’Université de Calgary. Pour les patients présentant un risque intermédiaire ou élevé, soit la majorité des patients atteints d’un adénocarcinome rénal, une option thérapeutique susceptible d’améliorer considérablement les taux de survie constitue une avancée importante et pourrait devenir un nouveau traitement de référence. » 

 

L’association OPDIVOMD et YERVOYMD prolonge la survie globale

Les données appuyant l’approbation se fondaient sur l’étude CheckMate 214, un essai clinique de phase III ayant démontré une augmentation significative de 37 % de la SG chez la population de patients à risque intermédiaire ou élevé recevant le traitement d’association OPDIVO et YERVOY par rapport à ceux recevant le traitement standard actuel, soit le sunitinib[5]. La SG médiane n’a pas encore été atteinte avec l’association OPDIVO et YERVOY (intervalle de confiance [IC] à 95 % : de 28,2 mois à non estimable); elle était de 25,9 mois avec le sunitinib (IC à 95 % : de 22,1 à non estimable). Le taux de réponse objective (TRO) avec l’association était de 41,6 %, dont 9,4 % de réponses complètes (RC)7. Les résultats de l’essai ont été publiés dans le New England Journal of Medicine en 2018[6],[7],[8].

 

Dans l’étude, des effets indésirables de grade 3 ou 4 ont été signalés chez 46 % des patients recevant l’association OPDIVO et ipilimumab et chez 63 % des patients recevant le sunitinib. Des effets indésirables graves sont survenus chez 30 % des patients recevant l’association OPDIVO et ipilimumab et 15 % des patients recevant le sunitinib. Les effets indésirables graves les plus fréquents, signalés chez au moins 1 % des patients, étaient les suivants : diarrhée, pneumonite, hypophysite, insuffisance surrénale, colite, hyponatrémie, hausse du taux d’ALT, pyrexie et nausées.

 

« Chaque jour, six Canadiens meurent des suites d’un cancer du rein au stade avancé, indique Stephan Andrew, directeur général de Cancer du rein Canada et survivant d’un cancer du rein métastatique. Une association I-O de première intention contre le cancer du rein au stage avancé pourrait transformer les perspectives de traitement pour les patients de notre communauté. Cette option offre un nouvel espoir aux patients et à leurs soignants. »

 

L’adénocarcinome rénal est le type de cancer du rein le plus répandu

Le terme « cancer du rein » englobe de nombreux types de cancers différents survenant dans cet organe. Environ 6 600 cas sont diagnostiqués au Canada chaque année, et plus d’hommes que de femmes sont touchés[9]. L’incidence du cancer du rein au Canada augmente d’environ 1,0 % par année tant chez les hommes que chez les femmes[10]. En général, plus le cancer du rein est diagnostiqué et traité rapidement, meilleurs sont les résultats.

 

Au Canada, le taux de survie nette à cinq ans pour les cancers du rein est de 67 %[11]. Aucune donnée sur l’adénocarcinome rénal au stade avancé n’est disponible au Canada, mais aux États-Unis, les résultats indiquent que seulement 36 % des patients atteints d’un adénocarcinome rénal au stade avancé survivent au-delà de un an et qu’entre 8 et 12 % vivront plus de cinq ans[12],[13].

 

À propos de Bristol-Myers Squibb Canada

Bristol-Myers Squibb Canada est une filiale indirecte appartenant en propriété exclusive à Bristol-Myers Squibb Company, une société biopharmaceutique d’envergure mondiale dont la mission est de découvrir, de mettre au point et de fournir des médicaments novateurs ayant pour but d’aider les patients à combattre des maladies graves. Pour obtenir de plus amples renseignements sur les activités de Bristol-Myers Squibb à l’échelle mondiale, visitez le site www.bms.com. La Société Bristol-Myers Squibb Canada offre des médicaments novateurs pour le traitement des patients canadiens atteints d’une maladie grave dans les domaines de la santé cardiovasculaire, de l’oncologie et de l’immunoscience et emploie plus de 300 personnes au pays. Pour de plus amples renseignements, rendez-vous à l’adresse www.bmscanada.ca.

 

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Les représentants des médias doivent s’adresser à :

 

Christine Homsy

 

Chef, Affaires publiques

Bristol-Myers Squibb Canada

514-333-3845

christine.homsy@bms.com

 

 

Lamia Charlebois

514-581-5831

rp@lamiacharlebois.com

 

Références

 

[1] Monographie d’OPDIVO. Accessible à l’adresse :   https://www.bms.com/assets/bms/ca/documents/productmonograph_fr/OPDIVO_FR_PM.pdf

[2] DL Stanculeanu, Zob Daniela, A Lazescu, R Bunghez et R Anghel. Development of new immunotherapy treatments in different cancer types. J Med Life v.9(3); juil.-sept. 2016.

[3] Can Urol Assoc J 2017;11(10):310-20. http://dx.doi.org/10.5489/cuaj.4769

[4] Cancer du rein Canada. Un guide de nutrition pour le cancer du rein. Accessible à l’adresse : https://www.cancerdurein.ca/patients-plus-aidants/un-guide-pour-le-cancer-du-rein/. Consulté le 29 mai 2018.

[5] Motzer R, Tannir N, McDermott D et al. Nivolumab plus Ipilimumab versus Sunitinib in Advanced Renal-Cell Carcinoma. N Engl J Med. 2018;378(14):1277-1290.

[6] Motzer R, Tannir N, McDermott D et al. Nivolumab plus Ipilimumab versus Sunitinib in Advanced Renal-Cell Carcinoma. N Engl J Med. 2018;378(14):1277-1290.

[7] Escudier B, Tannir N, McDermott D et al. CheckMate 214: efficacy and safety of nivolumab plus ipilimumab vs sunitinib for treatment-naïve advanced or metastatic renal cell carcinoma, including IMDC risk and PD-L1 expression subgroups. Présentation lors de la réunion annuelle de la European Society of Medical Oncology; septembre 2017; Madrid, Espagne.

[8] Motzer R, Tannir N, McDermott D, et al. Nivolumab + ipilimumab (N+I) vs sunitinib (S) for treatment‐naïve advanced or metastatic renal cell carcinoma (aRCC): results from CheckMate 214, including overall survival by subgroups. Présentation lors de la réunion annuelle de la Society for immunotherapy of cancer; novembre 2017; National Harbor, Maryland.

[9] Statistiques canadiennes sur le cancer 2018. Accessible à l’adresse : http://www.cancer.ca/~/media/cancer.ca/CW/cancer%20information/cancer%20101/Canadian%20cancer%20statistics/Canadian-Cancer-Statistics-2018-FR.pdf?la=fr-CA    

[10] Statistiques canadiennes sur le cancer 2018. Accessible à l’adresse :  http://www.cancer.ca/~/media/cancer.ca/CW/cancer%20information/cancer%20101/Canadian%20cancer%20statistics/Canadian-Cancer-Statistics-2018-FR.pdf?la=fr-CA

[11] Société canadienne du cancer 2018. Cancer du rein. Accessible à l’adresse :  http://www.cancer.ca/fr-ca/cancer-information/cancer-type/kidney/prognosis-and-survival/survival-statistics/?region=on

[12] American Cancer Society. Survival Rates for Kidney Cancer by Stage. https://www.cancer.org/cancer/kidney-cancer/detection-diagnosis-staging/survival-rates.html. Consulté le 30 mai 2018.

[13] Surveillance, Epidemiology, and End Results Program. Kidney and Renal Pelvis Cancer SEER Survival Rates by Time Since Diagnosis, 2003-2013 By Stage at Diagnosis. National Cancer Institute.