Les pas de géant de l’immunothérapie : leader dans le champ de l’immuno-oncologie, Bristol-Myers Squibb prépare des traitements d’avenir dans la lutte contre le cancer.

02/06/18

Helix

Très impliqué dans la lutte contre le cancer, le groupe biopharmaceutique Bristol-Myers Squibb est aussi un pionnier d’une discipline récente et prometteuse, l’immuno-oncologie. Cette branche de l’immunothérapie consiste à concevoir des médicaments qui visent à restaurer la capacité du système immunitaire à combattre les cellules cancéreuses. « Notre système immunitaire a vocation à protéger notre organisme contre les attaques extérieures mais, face aux cellules cancéreuses, ses réactions sont en général trop faibles ou trop tardives. Les traitements d’immunothérapie permettent de restaurer la réponse du système immunitaire du patient afin qu’il élimine ces cellules tumorales. » explique Bertrand Alexandre, Directeur médical Oncologie-Hématologie de Bristol-Myers Squibb France. Bristol-Myers Squibb a été la première entreprise pharmaceutique à miser sur cette approche thérapeutique : dès 2011, elle mettait sur le marché une molécule dans le traitement du mélanome (cancer de la peau), au stade avancé métastatique. « Sept ans plus tard, nous sommes toujours présents sur ce type de traitements en Europe, avec huit indications reconnues pour six catégories de tumeurs », précise Bertrand Alexandre. Outre le mélanome, ce type de traitement est indiqué pour certaines formes de cancers particulièrement agressifs : le poumon, le cancer de la tête et du cou, le rein, le lymphome de Hodgkin et la vessie.

Douze indications aux Etats-Unis

Aux Etats-Unis, le champ d’intervention reconnu par les autorités sanitaires est plus large, avec douze indications pour huit types de tumeurs (dont le cancer colorectal et le cancer du foie). « L’une des forces de l’immunothérapie, c’est que son potentiel d’efficacité est nettement plus étendu que les thérapeutiques classiques, comme la radiothérapie, la chimiothérapie ou les thérapies ciblées », ajoute Bertrand Alexandre. Le traitement d’immuno-oncologie est utilisé en complément de ces approches pour les patients ne répondant pas aux traitements de première intention. « De plus en plus, nous testons ces molécules en les combinant ensemble, avec des résultats très encourageants.» De nouvelles indications pour d’autres formes de cancers sont également étudiées dans le cadre de programmes de recherche de grande ampleur. Et l’un des défis majeurs pour l’immuno-oncologie reste d’en prédire l’efficacité pour combattre les tumeurs cancéreuses en fonction des mutations génétiques, qui peuvent considérablement varier d’un individu à l’autre et d’une tumeur à l’autre. « C’est à la fois une médecine de précision et une médecine personnalisée, avec à la clé l’enjeu de délivrer le bon médicament au bon patient, à la bonne dose, en fonction des caractéristiques génétiques de la tumeur et du stade d’évolution de la maladie. »

La charge mutationnelle tumorale (TMB), un nouveau biomarqueur

Récemment présentés dans le cadre du congrès de l’AACR, les résultats de ces traitements sont probants. On constate, pour des patients souffrant de cancer du poumon, une amélioration moyenne de la survie comparativement aux traitements standards. Dans les cancers de la tête et du cou, l’allongement de l’espérance de vie est significatif chez certains patients. « Ce qu’il faut comprendre, c’est que ces traitements ne peuvent pas concerner l’ensemble des malades, tempère néanmoins Bertrand Alexandre. Car leur efficacité varie selon le profil génomique des patients et de leurs tumeurs. » Pour déterminer la population éligible, les recherches s’orientent aujourd’hui vers la génomique et la technologie de séquençage à haut débit, à la recherche des mutations pour prédire l’efficacité potentielle d’un traitement d’immuno-oncologie. « Beaucoup de recherches sont menées sur l’identification et la validation des biomarqueurs, dont notamment la charge mutationnelle tumorale (TMB). » Des sous-analyses exploratoires du mélanome, du cancer du poumon et de l’appareil urinaire ont démontré qu’une charge mutationnelle élevée (TMB) était corrélée avec une efficacité accrue des médicaments délivrés. « C’est une nouvelle étape décisive qui s’ouvre en matière de médecine de précision, conclut Bertrand Alexandre. Grâce à ces avancées, la lutte contre le cancer sera de plus en plus précise, efficace, personnalisée et tolérable en termes d’effets secondaires. »

Bristol-Myers Squibb, un acteur clé en R&D

Bristol-Myers Squibb se donne pour mission de « découvrir, développer et proposer des médicaments innovants, qui aident les patients à surmonter des maladies graves ». Son investissement dans le domaine de l’immunothérapie, où le groupe a pris des risques réels à un moment où peu de chercheurs croyaient en son potentiel, illustre pleinement cet engagement. Plus de 4,8 milliards de dollars ont été dépensés en R&D en 2017 au niveau mondial. La filiale française est la première en termes de recherche clinique, hors Etats-Unis. 64 études cliniques sont en cours, dont 86 % en oncologie. Et 2 195 patients sont actuellement inclus dans ces études.

« L’une des forces de l’immunothérapie, c’est que son potentiel d’efficacité est nettement plus étendu que les thérapeutiques classiques, comme la radiothérapie, la chimiothérapie ou les thérapies ciblées.» […] Grâce à ces avancées, la lutte contre le cancer sera de plus en plus précise, efficace, personnalisée et tolérable en termes d’effets secondaires. » Bertrand Alexandre, Directeur Médical Oncologie-Hématologie de Bristol-Myers Squibb France.

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« Article extrait du dossier Grand Angle Spécial Cancer, rédigé par l’agence CommEdition, paru dans Le Monde daté du 2 juin 2018 »